Institut d'Études sur le Droit et la Justice dans les sociétés Arabes

L’équipe permanente

L’équipe Fondatrice

 

Ahmed AL KOSHERY

Président

Professeur de droit et arbitre international de formation, Ahmed Al Koshery est nommé au Conseil d’Etat égyptien dès 1952. A l’âge de vingt ans, il devient le plus jeune égyptien à travailler au Conseil d’État et ce, aux côtés de l’éminent juriste El Sanhoury, durant deux ans. Il obtient en 1962 un doctorat d’Etat avec mention « très honorable » portant sur le contrat international sous la direction de professeur Loussouarn. Il enseigna le droit international privé à la faculté de droit de l’Université du Caire, le droit des obligations et le droit des contrats à l’Université arabe de Beyrouth puis le droit économique international à la faculté de droit d’Ain Shams dans les années 1970. Il travailla à plusieurs reprises comme chercheur à l’Académie de droit international de La Haye dans les années 1960. Il fût nommé en 1987 membre de l’Institut de droit international.

Il traita plusieurs grandes affaires d’arbitrage notamment l’affaire des pyramides et l’affaire Aminoil contre l’Etat du Koweït. Il devint juge ad hoc à la Cour internationale de justice dans l’affaire Lockerbie et l’affaire Taba. Il est l’un des fondateurs de l’Université de Senghor à Alexandrie en Egypte en 1990 et en fût le président de 1997 à 2004.

De 1998 à 2002, il occupe le poste de juge au tribunal administratif de la Banque Africaine de développement et est ensuite le vice-président de la Cour internationale d’arbitrage.

Il est l’auteur de plusieurs publications dans des revues juridiques : « Les nationalisations dans les pays du tiers monde devant le juge occidental », in Revue Critique de Droit International Privé, (1967), « Stabilité et évolution dans les techniques juridiques utilisées par les pays en voie d’industrialisation », Le Contrat Economique International, VIIe Journées Jean Dabin, Bruxelles, Paris (1975), « Les mesures envisagées par le système juridique égyptien pour lutter contre la corruption économique dans le domaine des relations transnationales », Revue Juridique et politique (Penant) (1983), « Panorama de jurisprudence égyptienne », in Les Cahiers de l’Arbitrage, Gazette du Palais, no. 2002/1, 2éme Partie.

Antoine GARAPON

Vice-président

Magistrat, docteur en droit, Antoine Garapon a été juge des enfants pendant de nombreuses années avant de rejoindre l’IHEJ comme secrétaire général en 1991. Il a publié de nombreux ouvrages dont Bien juger. Essai sur le rituel judiciaire (Odile Jacob, 1997), Des crimes qu’on ne peut ni punir, ni pardonner (Odile Jacob, 2002), Juger en Amérique et en France. Culture juridique française et common law (avec Ioannis Papadopoulos, Odile Jacob, 2003), Les juges dans la mondialisation (avec Julie Allard, Seuil, 2005), Les nouvelles sorcières de Salem. Leçons d’Outreau, (avec Denis Salas, Seuil, 2006), Peut-on réparer l’histoire ? Colonisation, esclavage, Shoah, (Odile Jacob, 2008), La Raison du moindre État. Le néolibéralisme et la justice (Odile Jacob, 2010). Il dirige la collection Le Bien commun aux Editions Michalon et anime l’émission « Le bien commun » sur France-Culture. Il est également membre du comité de rédaction de la revue Esprit.

Ali MEZGHANI

Membre du Conseil

Professeur de droit, Ali Mezghani a étudié le droit en Tunisie, et réalisé deux DESS à Paris. Il rédige sa thèse avec le professeur Mohammed Charfi sur les relations commerciales.
Il a enseigné pendant 25 ans en Tunisie. De 2000 à 2013 il dirige le master sur le droit des pays arabes à Paris I, et lorsque celui-ci ferme, il quitte l’enseignement et se consacre à ses travaux de recherche.

Il a écrit divers articles tels que « Le 11 septembre 2001 et le droit économique » dans la Revue internationale de droit économique (2002) et « Tunisie : une révolution, une élection et des malentendus » dans la revue Le débat (2012). Il est également l’auteur d’ouvrages dont « Écrits sur le Droit et la Modernité », (Tunis, Sud Editions, 1994, en langue arabe) publié en commun avec Slim Laghmani et le dernier, publié en 2011, « L’État inachevé » chez Gallimard, traitant du rapport entre le droit et la religion.

Tony MOUSSA

Membre du Conseil

Né au Liban en1944, M. Tony Moussa est de nationalité française. Il est licencié en droit de la Faculté de droit de l’Université Libanaise, docteur d’État en droit privé de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et licencié ès lettres arabes de cette même université.

Magistrat, il a exercé les fonctions de juge de première instance et d’appel ; il a été ensuite conseiller puis doyen de la Deuxième chambre civile de la Cour de cassation française. Parallèlement, il a été professeur associé à la Faculté de Droit de l’Université Jean Moulin Lyon 3.

Tout au long de sa carrière, il a participé à la formation continue des magistrats et des avocats français et il a accompli à l’étranger de nombreuses missions d’expertise, de formation ou d’enseignement dans le cadre de la coopération bilatérale ou de programmes d’aide et d’assistance européens.

C’est ainsi qu’il a présidé en 2012 un collège d’experts de douze membres, français et égyptiens, chargés de préconiser des recommandations susceptibles de permettre à la Cour de cassation égyptienne de juger dans un délai raisonnable.

Il est auteur, coauteur et directeur de plusieurs ouvrages et il a publié de nombreux articles et commentaires dans diverses revues juridiques.

Depuis son admission à la retraite, il est consultant indépendant et expert international. Il est inscrit sur la liste des arbitres du Centre Régional du Caire pour l’Arbitrage Commercial International (CRCICA).

Amr SOLIMAN

Secrétaire général

Juriste de formation, Amr Soliman est titulaire d’un master 2 en droit international privé et comparé de l’université Jean Moulin Lyon III et doctorant en droit international privé dans cette même université. Il a rejoint l’IHEJ en mars 2013 comme chargé du développement du programme Pays arabes, dans le cadre de sa thèse portant sur les conflits de lois et le droit des investissements en Égypte. Avant de rejoindre l’IHEJ, Amr Soliman a été pendant trois ans responsable du dossier de coopération juridique dans le service « Gouvernance » de l’ambassade de France au Caire.

Depuis octobre 2013, il est secrétaire général de l’Institut d’Études sur le Droit et la Justice dans les sociétés Arabes (IEDJA) à Paris.

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